Textes choisis

La Tradition nous dit : il y a une possibilité ; c’est la fluidification du cerveau.

Nous sommes un ensemble de dogmes et de structures figées, à tel point que notre cerveau est devenu rigide. On est dans une phase où notre cerveau n’arrive plus à gérer le renouveau, il vibre avec tout ce qui est ancien. La Tradition nous dit qu’il est urgent de le perméabiliser, le rendre souple. Le passage de la lumière réelle va fluidifier le cerveau et le coeur. Notre cerveau est devenu tellement rigide qu’on n’arrive plus à respirer la vie. Être heureux, c’est laisser passer cette lumière. Être heureux, c’est une réalité physiologique : le substratum physiologique du bonheur, c’est la perméabilité neuro cérébrale qui va laisser passer la lumière Réelle.

Annecy ­ Mars 2015
 

 

Il y a deux voies :

  • la voie régressive – va nous propulser dans les solutions – quand tu cherches la solution, tu cherches les états régressifs embryonnaires – par conséquent je ne veux pas de solution, je veux l’ouverture évolutive. Quand tu cherches une solution, tu te pièges. Notre vie est une recherche permanente chronique de la solution. Quand tu cherches la solution, tu trouves toujours un problème !
    Comment faire pour sortir de ce cercle vicieux ? On est structuré comme un langage, quand tu te parles, tes cellules résonnent, vibrent, et quand elles vibrent, elles se mettent en résonance avec ce que tu dis. On est structuré comme un langage, pas qu’au niveau psychologique, au niveau physiologique aussi. Les cellules sont des mouvements, c’est l’effet rotationnel de chaque cellule. Vous êtes une trame mouvante activée dans les mouvements changeants en permanence. La solidité est une vision figée de notre mental. Quand tu commences à changer ton regard par rapport à ton fonctionnement, tu ne te vois plus comme un ensemble d’objets solides, tu vois que tu es un ensemble de résonances perméables non résistantes, qui laissent passer la lumière. C’est déjà la guérison ! On ne peut pas changer notre regard parce qu’on est figé par des dogmes.
  • la voie évolutive – Ton corps est un fleuve, il est changeant, tu ne peux pas le cerner par une analyse. Chaque fois que tu essaies de le comprendre, de le figer, il a déjà changé. C’est ça le quantique : le changement à chaque instant dans la discontinuité.

Si on a ce réflexe d’être conscient qu’on est à chaque instant changeant, c’est déjà une thérapie en soi. Mais on n’en est pas là, on veut encore fixer les événements. Notre mental est basé sur la fixité. Notre intelligence est structurée dans la dynamique changeante. La différence est énorme. Quand tu es propulsé par la conscience, tu te vois changeant. Quand tu es dominé par le mental, tu cherches la fixité et les éléments de séparabilité.  Ça veut dire que le problème que je vis, c’est pas la maladie, la médecine, c’est le contenu de ma conscience, comment je perçois le monde. Quel est mon référentiel de base ? Si je suis dans un référentiel de fixité, je ne peux pas prétendre être autre chose qu’une résonance mentalisée fixante. Si je prends le référentiel quantique, j’ouvre les portes à autre chose, à une possiblité énorme. La question qui se pose maintenant, c’est :

Comment faire pour ouvrir cette porte ? pour laisser passer une autre information ? sachant que la matière est sous la dépendance de l’information. Comment faire pour réveiller le plein potentiel informationnel de mon corps ?

On va chercher une technique, une méthode, un protocole. Mais tout protocole émane d’une résonance de fixité activée par le mental. Vous voyez comment on est piégé ? Comment être dans un protocole sans protocole ?  On ne peut pas trouver une méthode qui va réveiller le plein potentiel de l’être. Toute méthode devient caduque par rapport à ça. C’est comme si tu dis comment réveiller l’Être ? C’est un non-sens cosmique : l’Être ne se réveille pas, il est réveillé par nature, il est dans l’éveil permanent. Comment être dans l’éveil ? Comment être dans la dynamique changeante de la conscience ? On n’a pas de réponse… Est-ce que vous êtes prêts à vivre quelque chose sans apporter de réponse ? Est-ce que vous êtes prêts à poser votre regard sans chercher la réponse ? Je pose mon regard, je vois ma difficulté, je vois que je ne peux pas trouver quoi que ce soit, je pose mon regard, et ce qui va découler est d’un autre ordre… C’est l’expérience que je vous invite à faire.

  • Ne pas chercher la solution
  • Porter simplement votre regard
  • Ne pas analyser
  • Ne pas rejeter
  • Ne pas fuir
  • Ne pas être dans la lutte chronique, l’inhibition
  • Poser simplement votre regard
  • Et ne pas changer ce qui est
  • Sans se perdre dans les concepts abstraits ou les concepts qui provoquent une mémorisation de l’état de fuite ou de lutte ou d’inhibition
  • Être en résonance avec ce qui est sans chercher quoi que ce soit

Annecy – Mars 2015
 

 

Le désir est la catalyse de notre univers, et il faut le subtiliser. Il y a le désir qui te fait régresser dans les sphères phylogénétiques, et le désir qui te fait élever dans les phases évolutives. Tu as le choix à chaque instant. L’enfer et le paradis sont ici. Comment poses-tu ton regard ?

Agadir – Juin 2015
 

 

La problématique de la pensée dualiste. La notion du bien est reliée à la notion du mal. Quand tu actualises le bien à partir de ta pensée dualiste, tu potentialises le mal. Quand tu dis «je veux une chose», sa négation est reliée. Il faut d’abord activer la pensée unicitaire . Chaque chose dualiste va générer sa négation tôt ou tard. Avant, l’actualisation de l’opposition était tardive. Maintenant on est dans un temps accéléré, parfois le mal connecté arrive le même jour. Je viens d’avoir une pensée positive, je récolte sa négation. Parce que la pensée est bipolaire. Ce n’est pas le contenu de la pensée qui est important, c’est la pensée elle-même. Si la pensée émane d’une agitation mentalisée, elle est bipolaire. Si la pensée émane d’un support silencieux, il n’y a pas d’opposition, d’effet inverse. La pensée est fluide et se libère de sa nature opposée. Le silence est un état de conscience non dualiste qui va structurer, harmoniser la pensée.

Agadir – Juin 2015
 

 

On n’est pas conscient de l’expansion de notre être. On est conscient que de notre nature condensée. Le vortex nous amène à changer de référentiel à chaque instant. C’est un moyen physiologique pour voyager d’un univers à un autre. C’est notre fusée cosmique. Par exemple, la naissance est un vortex. Le fœtus va passer d’une matrice eau à une matrice air espace et feu. Il quitte la matrice régressive embryonnaire phylogénétique, il rentre dans un autre univers, et il pose son regard vers la conscience évolutive. Le fœtus est dans un état de béatitude car il peut porter, au sein même de la matrice utérine océanique, son regard vers la conscience évolutive, parce qu’il est structuré par le feuillet mésodermogène qui est un processus de résonance avec la conscience évolutive. Le fœtus n’est pas intégralement phylogénétique.

Agadir – Juin 2015